Grève du 8 octobre dans la petite enfance, ce que prévoyait le préavis
Un préavis reconductible visait toute la fonction publique territoriale le 8 octobre, et la ville de Brest renvoyait les familles vers des listes de multi-accueils et de haltes garderies.
La Fédération Sud des collectivités territoriales avait déposé un préavis de grève national reconductible pour le jeudi 8 octobre 2026, et les crèches figuraient parmi les services susceptibles d’en ressentir les effets.
En bref
- Selon L’Est Républicain , le préavis couvrait la journée du 8 octobre et pouvait être reconduit.
- L’exemple montrait que la mobilisation s’organisait localement, établissement par établissement.
- Chaque famille pouvait donc repérer la catégorie dont dépendait sa structure, puis y chercher le nom de l’établissement qu’elle fréquentait.
Ce que prévoyait le préavis de Sud CT
Selon L’Est Républicain, le préavis couvrait la journée du 8 octobre et pouvait être reconduit. Le mouvement ne se limitait pas aux crèches : le syndicat appelait à la mobilisation toutes et tous les agents titulaires et non titulaires de la fonction publique territoriale, y compris ceux qui travaillent hors du service petite enfance.
Pour les parents, cela signifiait que le mot d’ordre ne ciblait pas un seul type d’établissement. Il s’adressait à l’ensemble des agents des collectivités, qu’ils travaillent auprès des tout-petits ou dans d’autres services. Une famille dont l’enfant est accueilli dans une structure municipale ou intercommunale pouvait donc se sentir concernée, sans que l’on sache à l’avance ce qui se passerait dans chaque lieu.
Le syndicat a aussi adressé un courrier au ministre délégué à la Fonction publique comme à la Réforme de l’État. Ses demandes portent notamment sur une meilleure valorisation des métiers de la petite enfance, sur des conditions de travail correctes et sur un taux d’encadrement protégeant à la fois les enfants et les personnels.
Ces demandes donnaient le fil conducteur de la journée : la reconnaissance des professionnels, leurs conditions d’exercice et la sécurité de l’accueil des enfants. Le préavis étant reconductible, il pouvait s’étendre au-delà de cette seule date.
Un effet variable d’une commune à l’autre
Le nombre de crèches fermées ou d’accueils réduits n’était pas communiqué. L’impact dépendait donc des villes et des structures, ce qui expliquait que deux familles voisines aient pu vivre la journée différemment : ici une section non ouverte, là un accueil habituel.
En Meuse, Jonathan Doutre-Garette, qui co-porte la parole des agents territoriaux Sud CT 55 dans le département, indiquait que « Des agents de plusieurs écoles ont déjà annoncé leur intention de faire grève dans les Codecom de Commercy et Étain ». L’exemple montrait que la mobilisation s’organisait localement, établissement par établissement.
Pour une famille, la situation de la structure habituelle pouvait ainsi différer de celle d’une commune proche. Le plus sûr était de se renseigner auprès de la collectivité ou de l’établissement concerné plutôt que de s’appuyer sur ce qui se passe ailleurs.
À Brest, des listes à consulter avant le 8 octobre
Sur son site, la ville de Brest expliquait qu’un mouvement social, lancé à l’appel d’organisations syndicales, était prévu le jeudi 8 octobre. Ce mouvement national était susceptible de perturber les crèches et les haltes garderies, et le fonctionnement habituel des établissements de petite enfance de la ville pouvait en être touché.
- la liste d’ouverture et de fermeture des multi-accueils ;
- la liste d’ouverture et de fermeture des haltes garderies.
La ville parlait de perturbations possibles et n’indiquait pas quelles structures fermeraient. D’où l’intérêt de consulter ces listes avant de partir avec l’enfant, le matin du 8 octobre.
Ces listes distinguaient deux types d’accueil : les multi-accueils d’un côté, les haltes garderies de l’autre. Chaque famille pouvait donc repérer la catégorie dont dépendait sa structure, puis y chercher le nom de l’établissement qu’elle fréquentait.
Dans les communes qui ne publient pas de listes comparables, la démarche restait la même dans son principe : s’adresser directement à la crèche ou à la collectivité dont elle dépendait, puisque l’effet de la grève variait selon les lieux et que le préavis couvrait l’ensemble de la fonction publique territoriale.
Photo à la une. Source : Pexels. Photographe : Vidal Balielo Jr.. Licence Pexels.
