Marie Portolano range son téléphone hors de la pièce pendant les dîners en famille

Animatrice de La Maison des Maternelles et mère de trois enfants, Marie Portolano dit s’être fixé une règle à table et raconte comment elle aborde les écrans.

Delphine Goujon Par Delphine Goujon
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Marie Portolano range son téléphone hors de la pièce pendant les dîners en famille
Un groupe de personnes se rassemble autour d’une table pour partager un repas convivial en famille.

En bref

  • Le mardi 27 octobre, Marie Portolano présente une émission sur France 2 consacrée à notre rapport aux écrans.
  • Elle admet être accro à son téléphone et a désinstallé une application à titre de test.
  • Son fils de 12 ans a un téléphone à touches, sans réseaux sociaux.
  • Elle ne ressent plus de problème de légitimité sur la parentalité.

Celle qui présente une soirée entière sur nos écrans reconnaît sans détour qu’elle n’y échappe pas. Dans un entretien accordé à Gala, Marie Portolano raconte ce que le tournage a changé chez elle, et dans sa famille.

Une émission qui tourne la caméra vers nous

Le mardi 27 octobre, la journaliste présente « Sommes-nous tous accros aux écrans ? » sur France 2, aux côtés de Jamy Gourmaud. Le programme est décrit comme une grande expérience de société, destinée à vérifier si nous sommes réellement dépendants. Marie Portolano anime par ailleurs désormais La Maison des Maternelles, ce qui, dit-elle, aligne sa vie professionnelle et sa vie personnelle.

Elle ne se met pas à l’écart du sujet : elle se dit accro à son téléphone. Après l’émission, elle a désinstallé l’une des applications qu’elle utilisait le plus, pour voir. Son constat : le geste était devenu si automatique qu’elle appuyait sur d’autres applications à la place.

20 %de distraction en plus, selon une expérience de l’émission rapportée par Marie Portolano, dès qu’un téléphone est dans le champ de vision

Elle précise que cela vaut même téléphone éteint, retourné ou en mode avion. Selon elle, « le simple fait d’avoir un téléphone dans son champ de vision distrait de plus de 20 % ». Elle s’y reconnaît : même posé un peu plus loin, son téléphone l’appelle dès qu’il s’allume.

À la maison, des règles simples

Marie Portolano a trois enfants, âgés de 2, 4 et 12 ans. C’est l’aîné, préado, qui est le plus concerné. Voici ce qu’elle met en place :

  • aucun téléphone dans la pièce pendant les dîners en famille, règle qu’elle s’est imposée après le tournage ;
  • un téléphone à touches pour son fils de 12 ans, sans réseaux sociaux, WhatsApp compris ;
  • l’intention de tenir le plus longtemps possible, et au moins jusqu’au lycée.

Elle anticipe une difficulté, car beaucoup des copains de son fils en possèdent déjà un.

Responsabiliser plutôt qu’interdire

Interdire les réseaux sociaux jusqu’à la majorité lui paraît compliqué. Elle compare les parents d’aujourd’hui à leurs propres parents, qui disaient que la télé rendait débile : « on est un peu les boomers de nos ados », plaisante-t-elle. À ses yeux, c’est aux parents d’expliquer, de responsabiliser, et de prendre le temps d’apprendre eux-mêmes ces outils, ce qui représente à ses yeux une charge mentale énorme.

Elle dénonce aussi une hypocrisie autour du « no écran », même avant 3 ans : les écrans sont partout, dans le métro comme chez le médecin, et les adultes sont tout le temps sur leur téléphone. Sa conviction : « Pour moi, il faut apprendre aux enfants et aux ados à utiliser les écrans. » Interdire tout en les regardant soi-même, ajoute-t-elle, manque de logique.

Un apaisement professionnel assumé

Il y a deux ans, elle évoquait le syndrome de l’imposteur à l’époque de Télématin, redoutant de ne pas être légitime face à des experts. Ce doute a disparu : « sur la parentalité, je n’ai aucun problème de légitimité », affirme-t-elle, en se disant mère de trois enfants. Elle dit ne plus se poser la question, « pour la première fois de [sa] vie ».

Aux Maternelles, elle surveille la frontière entre le professionnel et le personnel. Les confidences restent assez spontanées, et elle assure qu’il n’y a jamais de dépassement important, tout en se demandant parfois si ses enfants apprécient qu’elle raconte leurs anecdotes à la télévision.

Pour 2026, sa première fierté, ce sont ses enfants, leur manière de grandir et de bien s’entendre. Côté professionnel, elle cite Les Maternelles, qui auraient atteint 1 milliard de vues sur les réseaux depuis le début de l’année, un chiffre qu’elle avance elle-même.

Photo : August de Richelieu / Pexels

Delphine Goujon

Vie pratique, santé, activités, sorties et sélections

Delphine Goujon

Delphine Goujon a été vendeuse puis responsable d'un magasin de puériculture pendant une dizaine d'années. Elle écrit sur les premières années de l'enfant et sur la vie de couple quand on devient parents : sommeil, alimentation de bébé, équipement, reprise du travail. Elle a gardé la liste des questions qu'elle posait à la pédiatre pour son premier.