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Brighton : des sœurs retrouvées mortes en mer, ce que l’enquête a établi

Le 8 octobre, l’enquête médico-légale a conclu que trois sœurs retrouvées en mer à Brighton étaient entrées volontairement dans l’eau. Ce qui est établi, ce qui ne l’est pas, et où trouver de l’aide.

Delphine Goujon Par Delphine Goujon
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Brighton : des sœurs retrouvées mortes en mer, ce que l’enquête a établi
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Le jeudi 8 octobre, une enquête médico-légale a conclu que trois sœurs retrouvées mortes en mer à Brighton, dans le sud de l’Angleterre, étaient entrées volontairement dans la mer, avec la volonté de mettre fin à leurs jours. Rebecca Walters, 31 ans, Christina Walters, 32 ans, et Jane Adetoro, 36 ans, vivaient ensemble dans l’ouest de Londres. Leur mère était elle aussi morte noyée, en 2010, seize ans plus tôt. Ce sujet touche à la mort, au deuil et au suicide : nous le traitons avec retenue, en nous en tenant à ce qui a été établi devant le tribunal.

En bref

  • Rebecca Walters, 31 ans, Christina Walters, 32 ans, et Jane Adetoro, 36 ans, vivaient ensemble dans l’ouest de Londres.
  • La magistrate a aussi souligné qu’elle ne connaissait pas les raisons de leur geste.
  • Un deuil difficile, surtout lorsqu’il se prolonge dans l’isolement, mérite d’être entendu et accompagné, quel que soit l’âge de la personne qui le traverse.

Ce que l’enquête a établi

D’après les éléments présentés à l’audience, rapportés par Parents.fr et par 20 Minutes, les trois femmes s’étaient rendues deux jours avant les faits à Birmingham, dans le centre de l’Angleterre. Un taxi les avait laissées dans la rue qui était celle de leur mère, à proximité du lieu où celle-ci s’était noyée en 2010. Le 12 mai, en soirée, un taxi les a ensuite conduites près de la plage de Brighton. Leurs corps ont été repêchés aux premières heures du 13 mai.

La magistrate chargée de l’enquête, Penelope Schofield, a rappelé qu’il faisait sombre lorsque les sœurs sont entrées dans l’eau, qu’elles ne savaient pas nager et que les conditions en mer étaient défavorables. Elle a conclu que les trois sœurs étaient entrées dans l’eau délibérément, avec l’intention de mettre fin à leurs jours.

Ce que l’on sait de leur situation

L’enquête a mis en lumière plusieurs éléments :

  • Depuis le décès de sa mère, Christina était atteinte d’anxiété et de dépression.
  • Dans l’historique de son ordinateur, la police a trouvé de nombreuses références au suicide.
  • Les trois sœurs avaient également nettoyé leur appartement, après avoir vidé leurs comptes bancaires.
  • Elles menaient une vie recluse et étaient décrites comme « extrêmement discrètes ».

La magistrate a aussi souligné qu’elle ne connaissait pas les raisons de leur geste. C’est une limite importante : ces constats décrivent des circonstances, ils n’expliquent pas pourquoi les sœurs ont agi ainsi. Aucun lien de cause à effet n’est établi, hormis l’anxiété et la dépression de Christina depuis le décès de leur mère.

Une précision sur la mort de la mère

Parents.fr indique que leur mère est morte par noyade en 2010 et précise, en s’appuyant sur plusieurs médias britanniques, qu’il s’agissait déjà d’un suicide. Selon 20 Minutes, ce sont le Daily Mail et le Sun qui l’affirment. Ce point ne provient donc pas de l’enquête du 8 octobre elle-même, mais de la presse britannique, et il doit être présenté comme tel.

La douleur d’un père

Le père des trois jeunes femmes, Joseph Jacobson, a fait lire une déclaration écrite devant le tribunal. Il y explique qu’aucun mot ne peut dire la douleur de perdre un enfant, et que perdre ses trois filles est un chagrin dépassant tout ce qu’il aurait pu imaginer. Cette parole rappelle que derrière une affaire qui a profondément ému le Royaume-Uni se trouve avant tout une famille endeuillée.

Où trouver de l’aide en France

Si vous pensez au suicide, ou si vous vous inquiétez pour un proche, vous n’êtes pas seul et il existe des écoutants formés pour vous répondre. En France, le 3114 est le numéro national de prévention du suicide, joignable gratuitement à toute heure, tous les jours. En cas de danger immédiat, appelez les secours sans attendre, au 15 ou au 112.

Pour l’entourage, quelques repères généraux valent pour toutes les situations de détresse : prendre au sérieux ce qu’une personne dit de son mal-être, lui parler calmement sans la juger, l’écouter sans minimiser ce qu’elle ressent et l’encourager à demander de l’aide à un professionnel ou à un service d’écoute. Un deuil difficile, surtout lorsqu’il se prolonge dans l’isolement, mérite d’être entendu et accompagné, quel que soit l’âge de la personne qui le traverse.

Photo à la une. Source : Wikimedia Commons. Photographe : Arild Vågen. Licence : CC BY-SA 4.0.

Delphine Goujon

Vie pratique, santé, activités, sorties et sélections

Delphine Goujon

Delphine Goujon a été vendeuse puis responsable d'un magasin de puériculture pendant une dizaine d'années. Elle écrit sur les premières années de l'enfant et sur la vie de couple quand on devient parents : sommeil, alimentation de bébé, équipement, reprise du travail. Elle a gardé la liste des questions qu'elle posait à la pédiatre pour son premier.